Commission Africaine des Droits de l’homme: Pansy TLAKULA à Kinshasa pour soutenir la proposition de loi sur l’accès à l’information!

La présidente de la commission africaine des Droits de l’homme et des peuples et rapporteur spécial sur la liberté d’expression a échangé avec les autorités congolaises ainsi que les organisations de société civile. Le lundi 2 octobre, Pansy TLAKULA a été reçue par la Ministre congolaise des Droits Humains, Marie Ange Mushobekwa.

Au sortir de l’audience, elle a signifié que sa visite s’inscrit dans le cadre du soutien à l’adoption de cette loi essentielle et moderne qui est déjà adoptée au Sénat, mais qui traîne encore au niveau de l’Assemblée nationale.

Par rapport à cette question, l’émissaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme estime que la nomination d’un officier à l’information et la diffusion proactive de l’accès à l’information sont des éléments très positifs pour l’efficacité de ladite.

En outre, elle a profité de cette visite pour annoncer à la Ministre des Droits Humains que la Commission des Droits de l’Homme de l’Union africaine célébrera ses 30 ans d’existence le 1er novembre 2017, à Banjul en Gambie. En effet, Pansy TLAKULA a invité la RDC à prendre part, à ces festivités solennelles marquant la célébration de la plus vieille Commission africaine. Après cette audience, elle a conféré avec la grande commission mixte PAJ- ECOFIN de l’Assemblée nationale, au Parlement. Les discussions entre la Présidente de la Commission Africaine des Droits de l’homme et les députés ont mis l’accent sur la nécessité de cette proposition de loi et sa mise en application pour l’intérêt de la nation. Ensuite, Mme Pansy TLAKULA a rencontré le 1er rapporteur du Sénat qui est l’initiateur de ladite proposition de loi sur l’accès à l’information en RDC. C’était une journée marathon pour l’émissaire de l’Union Africaine qui s’est clôturée par une conférence avec les Organisations des sociétés civiles oeuvrant dans le secteur des Droits de l’homme au pays. Cet aatelier d’échange a été organisé par la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH-RDC), au siège de la Monusco/Kinshasa. Sous la houlette du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, (BCNUDH), la rencontre s’inscrit dans le cadre de l’adoption de la loi relative à l’accès à l’information et de la loi fixant les mesures d’application de la liberté de manifestation en RDC. 《Je vous exhorte à agir afin que le gouvernement adpote cette loi qui est une guide. L’accès à l’information est un doit fondamental et essentiel qui peut profiter des autres droits. Sans l’information, le citoyen ne peut même pas participer à la gestion des ressources naturelles du pays》, à soutenu Pansy TLAKULA. Quelles acteurs de la société civile ont aussi émis leur point de vue par rapport à cette question sur la loi à l’accès à l’information qui n’est pas adapté jusqu’ à nos jours. En ensemble avec l’émissaire de l’union africaine, ils ont reflechi à haute voix et ont même proposé des stratégie des plaidoyers pour la mise en oeuvre de ladite qui est bloquée à la chambre basse. Pourtant l’essentiel du travail a été quasiment brossé au niveau des commisions mixtes. Toutefois, les organisations de la société société civile sont contents de la visite de Mme la Présidente de la commission africaine des Droits de l’homme et des peuples à Kinshasa pour faire avancer les choses.

Il sied de noter que la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples détermine le mandat de la Commission Africaine, le premier organe de l’Union Africaine charge d’assurer la promotion et la protection des droits humains sur le continent et l’interprétation de la Charte Africaine.

En matière de promotion, la Commission Africaine procède à la sensibilisation, à la mobilisation du public et à la dissémination de l’information sur les droits de l’homme à travers les séminaires, les symposiums, les conférences et les missions.

Jordache DIALA