Après la prestation de serment : CNDH, les membres en formation sur les notions de base et techniques de monitoring

Après la prestation de serment, les Membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ne dorment pas sur leurs lauriers. En effet, depuis le samedi 25 juillet dernier, ils sont à Kisantu où ils  suivent une formation sur les notions de base et  techniques de monitoring des droits de l’homme. Proposées par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), ces accises vont se clôturer le jeudi 30 juillet. La vision, ici, est de faire de cette institution, une école de la modestie où l’apprentissage continu reste la règle d’or. Cela, de manière à permettre à chacun et à tous d’avoir la même compréhension des concepts de base de droits de l’homme dans le but de mieux accomplir la mission leur confiée.

Reconnaissant le laborieux processus qu’ont traversé les institutions pour la création de la CNDH, José  Maria Aranaz, Directeur exécutif du BCNUDH, a reconnu l’importance de cette Institution.  ‘’Il est grand temps de commencer le travail et pour cela, rien n’est plus important qu’une bonne préparation’’, a-t-il déclaré.

Se basant essentiellement sur trois messages, il a d’abord réitéré les félicitations aux neuf Membres, pour la prestation de serment qui s’est déroulé le jeudi dernier. Ensuite, il leur a fait part des attentes de la population congolaises en matière de jouissance effective de leurs droits de l’homme qui sont incontournables. Car, il y a également l’ensemble des institutions et administrations de la République qui attendent cet avènement pour une nouvelle impulsion, orientation et un changement qualitatif des habitudes dans le sens d’un plus grand respect des droits de l’Homme. De même, la Communauté Internationale se réjouit de savoir que la CNDH est enfin une réalité en RDC et y place beaucoup d’espoir, pour voir se tracer les sillons d’un meilleur respect des droits de l’Homme au pays.

Enfin, il leur a rassuré du soutien de l’Etat lui-même, des Organisations de la Société Civile, l’ensemble de la Communauté Internationale. Surtout que ces nombreuses attentes constituent une lourde responsabilité sur leurs épaules. Pour cela, il suffit d’envoyer dès le début, le signal fort d’engagement, d’indépendance, d’impartialité et de crédibilité.

Cette retraite de formation est, aussi, une occasion de se familiariser avec les notions fondamentales. Il s’agit des notions sur les droits de l’Homme, les instruments et mécanismes y relatifs, les techniques d’enquête et de monitoring des droits de l’Homme, l’intégration de l’approche du genre, la planification stratégique. D’autant plus que ces différents thèmes poseront les jalons nécessaires qui permettront de réussir cette lourde mission.

Lancement des travaux

Prenant la parole pour lancer les travaux, MwambaMushikonkeMwamus, Président de la CNDH, a gratifié tous ceux qui ont contribué à l’aboutissement du processus de la mise en œuvre effective de cette institution d’appui à la démocratie.

Ces travaux, a-t-il indiqué, s’inscrivent dans le souci de faire de la CNDH une école de la modestie où l’apprentissage continu reste la règle d’or, de manière à permettre à chacun et à tous d’avoir la même compréhension des concepts de base de droits de l’homme dans le but de mieux accomplir la mission leur confiée. Le présent atelier de formation, ajoute-t-il,   revêt une importance capitale pour eux ainsi que leurs collaborateurs, car appelés à maîtriser le contenu et les contours des domaines spécifiques qui constitueront les questions des droits de l’homme à traiter au quotidien. Notamment, les notions sur les droits civils et politiques ; droits sociaux, économiques et culturels ; droits collectifs ; droit de la femme et de l’enfant ; droits des personnes avec handicap et autres personnes vulnérables dont les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes du 3ème âge.

Pour rappel, le 20 décembre 2013, le Bureau de l’Assemblée Nationale a organisé une série de séances de travail. C’était avec les différentes composantes de la Société Civile visées par l’Article 14 de la Loi Organique n° 13/011 du 21 mars 2013  portant institution, organisation et fonctionnement de la NDH en vue de définir les modalités de désignation de leurs délégués. Se référant à l’article 16 de la Loi de la CNDH, l’AN a choisi neuf Membres  parmi les vingt candidats désignés par les huit composantes de la Société Civile et, ensuite, investi par ordonnance du Chef de l’Etat le 4 avril 2015.

Puis, du 09 au 28 avril, sur pied de l’article 21 de la Loi Organique sur la CNDH, les neufs Membres ont organisé l’élection des Membres du Bureau et des Coordonnateurs des sous-commissions.