CNDH-RDC/Journée Africaine de la détention préventive, les Membres de la CNDH ont procédé, le lundi 26 Avril 2021, à la visite des lieux de détention à Kinshasa.

En marge de la Journée Africaine de la détention préventive célébrée le 25 Avril de chaque année, les Membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, ont conformément aux articles 1,3 et 4 de la loi organique de cette institution, procédé le lundi 26 Avril 2021, à la visite des cachots, amigos et autres lieux de détention dans la ville province de Kinshasa.

Scindés en cinq groupes, les Membres de la CNDH, accompagnés de leurs collaborateurs, se sont déployés dans les cinq districts qui composent la ville province de Kinshasa notamment la Tshangu, Lukunga, Funa et Mont Amba. Partout où sont passés les Membres de la CNDH, le constat est resté le même à savoir, les conditions de détention très préoccupantes.

Ces mauvaises conditions de détentions se caractérise par la surpopulation carcérale, les femmes avec les nourrissons, dont les conditions sont acceptables, mais dont les motifs d’arrestation, reste irréguliers, la vétusté des infrastructures, les conditions hygiéniques très mauvaise, etc.

Il sied de noter qu’au cours de ces visites, certaines personnes détenues illégalement ont été libérées et pour d’autres, la CNDH va collaborer avec les autorités judiciaires pour obtenir leur libération.

A l’issue de ces visites, la CNDH réitère ses recommandations entre autres, l’arrêt de la détention provisoire, y compris par la promotion des reformes juridiques et judiciaires, la réhabilitation des infrastructures pénitentiaires et l’amélioration des conditions socio-professionnelles des agents pénitentiaires.

La commémoration de la journée de la détention préventive le 25 Avril de chaque année a été ainsi choisie par le Réseau des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (RINADH) dans la déclaration de Yaoundé du 23 Octobre 2015, suite à sa 10ème conférence bisannuelle tenue sur le thème « Prohibition et prévention de la torture : les succès, les défis les opportunités et le rôle des INDH »

Selon la Commission de l’Union Africaine, l’utilisation inutile et arbitraire de l’arrestation et la détention provisoire est un facteur contributif majeur à la surpopulation carcérale en Afrique. Il nourrit aussi la corruption, augmente le risque de torture et a des répercussions socio-économiques importantes sur les détenus, leurs familles et leurs communautés.

 

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